Analyse – Le style d’Annie Dillard

(1) Je pense qu’il serait bien, et approprié, et obéissant, et pur, de saisir sa propre nécessité et de ne jamais la laisser aller, de s’en balancer mollement où que ce soit. (2) Alors même la mort, où vous allez, peu importe comment vous vivez, ne peut pas vous séparer. (3) Saisissez-le et laissez-le vous saisir jusqu’à ce que vos yeux brûlent et tombent; laissez votre chair musquée tomber en lambeaux, et laissez vos os se détacher et se disperser, desserrés sur les champs, sur les champs et les bois, légèrement, irréfléchis, de n’importe quelle hauteur, d’aussi haut que des aigles.
Annie Dillard utilise le dernier paragraphe de l’essai « Vivre comme des belettes » pour réaffirmer et conclure ses pensées précédentes. L’idée de vivre comme des belettes pour montrer la ténacité de la belette à ne jamais lâcher quelque chose qu’elle désire, une qualité que Dillard admire. Dillard utilise le texte précédent pour appuyer sa déclaration de clôture, des images vives pour montrer au lecteur comment il doit s’accrocher à quelque chose en lequel il croit, une diction attentive pour tout rapporter à la belette et refléter le passage final au reste de l’essai.
Le dernier paragraphe de Vivre comme des belettes englobe tout le but de l’essai précédent. Le paragraphe de fin lie le reste de l’essai expliquant pourquoi elle admire tant la belette: sa capacité à s’accrocher à quelque chose que la belette veut. Dillard incarne un conférencier de fin d’études avec le paragraphe de fin résumant le reste de l’essai précédemment. L’essai rappelle leur brève rencontre et les recherches que Dillard est inspiré de faire. Dans ce dernier passage, elle relie les deux races étranges montrant au lecteur qu’il y a quelque chose d’admirable dans la créature velue et féroce.
Dillard est émerveillé à la vue de la belette lorsqu’elle établit un contact visuel au parc un jour. Ils se sont tous les deux surpris quand ils se sont heurtés à la réserve forestière. Dillard croit que lorsque leurs yeux se sont rencontrés et se sont verrouillés, cela a transporté leur cerveau de sorte que Dillard et la belette savaient ce que l’autre pensait. Dillard utilise également les détails de la vue d’une belette toujours attachée à sa proie, donnant les détails horribles de la belette décédée qui saisit toujours l’aigle volant au-dessus du ciel. Elle est émerveillée de voir comment cette belette s’accroche à quelque chose qu’elle veut, au point qu’il ne s’agit que d’une mâchoire attachée au cou de l’aigle. Elle ramène cette imagerie dans le dernier paragraphe de son essai: « Saisir votre seule nécessité et ne pas la laisser partir, s’en balancer mollement où qu’elle vous mène. »

Dillard donne également l’image de la belette s’accrochant à sa proie de n’importe quelle hauteur. « Même d’aussi haut que des aigles », montrant comment ne jamais lâcher quelque chose que vous voulez. La répétition de l’idée de hauteur ajoute de l’emphase pour montrer le dévouement de la belette à s’accrocher à quelque chose. En ajoutant également la ligne de frappe finale, « d’aussi haut que des aigles » relie la partie initiale de l’essai avec la description de la belette toujours accrochée au cou d’un aigle. Cette dernière phrase est une ligne de frappe en montrant que le parallélisme relie l’essai et les derniers passages, bouclant la boucle.
Dillard utilise une diction explicite pour montrer comment s’accrocher à quelque chose en lequel vous croyez: « Saisissez-le et laissez-le vous saisir même en haut, jusqu’à ce que vos yeux s’éteignent et tombent; laissez votre chair musquée tomber en lambeaux, et laissez vos os se détacher et se disperser ” Cette citation appuie le point précédent de Dillard sur la façon dont la belette s’accroche à quelque chose qu’elle voulait, sauf qu’elle va plus loin. Elle fait grincer des dents le lecteur à l’idée que la chair tombe de la hauteur d’un aigle et laisse les os retomber sur terre. La diction permet au lecteur de voir cette scène sanglante se dérouler sur la page. Cette diction forte renforce son point principal: s’accrocher à quelque chose en lequel vous croyez.
Dillard utilise une diction prudente en utilisant l’épistrophe par la phrase, « Ce serait bien, et approprié, et obéissant, et pur” En n’éliminant pas le mot « et, ”elle garde le rythme de la phrase d’ouverture. L’idée d’utiliser le mot « et” plus d’une fois montre son excitation et son émerveillement face à la belette. Dillard utilise des métaphores comme « balancez-vous là où cela vous prend » pour décrire leur nécessité de s’accrocher à quelque chose. En utilisant le verbe « saisir » décrit comment la belette s’accroche à sa proie, Dillard utilise le choix du mot pour lier la belette à l’idée de s’accrocher à quelque chose. Dillard utilise également la ligne de frappe sur la mort, donnant à la belette des caractéristiques semblables à celles de l’homme pour montrer à quel point les humains et les belettes sont similaires bien qu’en réalité, il semble que les deux créatures n’aient rien en commun.
La structure du passage explique comment on doit s’accrocher à quelque chose en lequel on croit ou qu’on veut. La deuxième phrase est une ligne de frappe décrivant la mort, qui humanise la belette et relie les deux. La dernière phrase est une métaphore sur la force avec laquelle il faut s’accrocher à quelque chose, ramenant le lecteur à l’image au début.
Dillard reflète la structure de l’essai original dans le passage final. Le passage et l’essai commencent par la force avec laquelle la belette et un humain doivent s’accrocher à quelque chose. Puis la deuxième phrase relie les deux créatures. Dans l’essai, le moment que Dillard et la belette partagent lorsqu’ils ferment les yeux, c’est l’idée que la mort est quelque chose que tout le monde et tout le monde traverse. Ensuite, dans la dernière phrase, Dillard apporte le cercle complet de l’essai. En utilisant les lignes « aussi haut que des aigles”, elle ramène le lecteur à l’image de la belette qui tient toujours sa proie.
Dillard utilise le texte précédent, des images vives, une diction soignée et reflète la structure de l’essai dans le dernier passage pour donner vie aux caractéristiques de la belette et exposer le fort désir de la belette de quelque chose dont tout le monde peut apprendre.

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